Analyse financière

Portrait de Ulquiorra
Posté par Ulquiorra
sam, 09/10/2010 - 17:25

Bonjour,

Comme j'aurai certainement plusieurs questions à poser tout au long de mes recherches je préfère créer un nouveau sujet.

J'étudie une entreprise sur 5 ans, je procède à une vérification des critères de taille.
Les 5 années, elle est considérée comme une GE au sens de l'art. 15 du code des sociétés.
Or, pendant aucune de ces 5 années elle n'a déposé de comptes sous le schéma complet.

Je sais que l'on doit se baser sur le dernier et l'avant-dernier exercice comptable, j'ai vérifié tout cela.

Pourquoi a-t-elle dérogé à cette loi?
Y a-t-il des dispositions particulières permettant à une GE de déposer des comptes en schéma abrégé?

Merci d'avance,
Bien à vous,

Toutes les réponses

C'est possible ... mais ce sera (purement) juridique ...

Pour votre camionneur

huiles
graisses
pneus
cartons
palettes
mazout
chauffage du ba^timent
éclairage

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J'en ai pris bonne note, merci Jojo.

Encore une petite question, je suis en train de relire mon quantitatif et j'aimerais l'agrémenter par d'autres ratios que ceux étudiés l'année passée (ce sont les ratios provenant de la BNB).

En existe-t-il d'autres tout aussi probant?

Bien à vous

Bonjour,

Je fais de nouveau appel à vous.

L'entreprise a comptabilisé des frais d'enregistrement d'une banque XXX dans un compte d'immobilisation incorporelle.

Pourquoi comptabiliser de tels frais dans cette rubrique?

De plus, j'aurais aimé avoir votre avis sur une situation (question à laquelle l'entreprise a noyé le poisson et n'a pas voulu me répondre):

(j'étudie l'entreprise de 2004 à 2009)

En 2003, elle a comptabilisé une perte de plus de 560 000€, qu'elle a reporté.

En 2005, une banque XXX - qui avait octroyé un prêt à l'entreprise de l'ordre de 550 000€ - abandonne sa créance.

De ce fait, l'entreprise enregistre un produit exceptionnel et sa dette financière long terme disparaît du bilan.

J'ai évidemment questionné l'entreprise:

Pourquoi un abandon de créance?
On m'a répondu : car nous n'étions pas capable d'honorer notre dette.

La question suivante: votre banque a donc accepté d'abandonner sa créance, mais "à quel prix"? Qu'elle en est la contrepartie?
La comptable m'a sèchement répondu "aucune" et a de suite changé de sujet.

Comment expliquer qu'une banque abandonne plus de 500 000€?!

Je vais essayer de prendre rendez-vous avec un banquier de l'agence en question et poser la question mais je doute recevoir une quelconque réponse.

Bonne journée

Vous devez comprendre qu'il s'agit d'éléments particulièrement chauds et confidentiels !
Voyez d'abord s'il y a une "réaction fiscale".
Enfin, c'est le genre de chose qui se discute dans le secret feutré des cabinets et pas sur un site !

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Excusez-moi, je pensais qu'en ne citant ni nom de banque, ni nom d'entreprise cela pourrait paraitre comme une analyse de cas.

Au vu des documents mis à ma disposition, je sais simplement que la perte enregistrée en 2003 a constitué un stock de perte reportée au niveau fiscal.

Quant au traitement fiscal du produit exceptionnel, je n'ai rien à ce sujet. Je peux peut être essayer de poser la question à nouveau sous cet angle. J'en prends note.

Bonsoir,

J'ai enfin trouvé la justification du cas cité plus haut.

J'ai une autre question :

Est-ce qu'une grande entreprise (art. 15) peut refuser de nommer un commissaire réviseur pour contrôler ses comptes?

Je sais que c'est une obligation aux GE, mais peuvent-elles y déroger? Comment motiver ce choix?

Merci pour vos interventions,

Et quelle est-elle ?

Le verbe 'pouvoir' est un des plus dangereux de la langue française !
Naturellement, la société PEUT ...
Excuses ? Le coût, la tête du réviseur, l'envie de faire autrement, la mauvaise humeur, etc.
Le seul problème est qu'une obligation reste une obligation ...

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Je me suis entretenu avec le dirigeant qui m'a dit que la société a essuyé de lourdes pertes. Ils étaient à 2 doigts de la faillite (c'est pour ça que je n'ai rien trouvé via le tribunal de commerce).

Ils ont parlementé avec la banque et cette dernière a accepté d'abandonner la créance pour que la société poursuive ses activités.

La société a fait pression en disant que si elle faisait aveu de faillite, la banque perdrait probablement sa créance, mais si elle l'abandonnait simplement, les activités se poursuivraient et l'entreprise resterait fidèle à cette banque pour toute demande de crédit.

C'est ce qu'elle a fait et apparemment la situation de l'entreprise s'est stabilisée (nettement améliorée même!).

Le verbe pouvoir est mal choisi oui, je ne conçois pas qu'une obligation - que l'on nous répète sans cesse en cours - ne soit pas respectée pour motif que: le dirigeant n'en a pas envie!

J'ai pu remarquer dans le comportement du dirigeant qu'il voulait qu'un maximum de choses reste confidentielle, c'est pourquoi il a contesté cette obligation.

Que risque-t-il? La BNB doit pourtant bien poser des questions, une grande entreprise qui publie au schéma abrégé...

Ce doit être une très forte personnalité !

C'est le rôle du Procureur du Roi et non de la Banque nationale de contrôler !

Par contre, je doute fort que votre dirigeant tienne, sauf s'il est très riche, face au Procureur ...

Souvenez-vous qu'on ne prête qu'aux riches ...

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Oui je pense aussi. D'ailleurs, l'expert-comptable qui établit les comptes annuels de la société n'est apparemment pas d'accord avec le choix de les publier au schéma abrégé.

Le dirigeant tient tête!

Donc, tant que le Procureur ne contrôle pas tout va bien.

Bonjour,

Quel serait l'intérêt pour un dirigeant d'entreprise, lorsque sa société est à 2 doigts de la faillite, d'en racheter une autre 2 années après alors que la nouvelle société acquise compte une perte de plus de 500 000€?

...