Enseignement

Portrait de Ulquiorra
Posté par Ulquiorra
jeu, 02/09/2010 - 13:11

Comme l'a proposé Account, le débat est lancé.

Je copie/colle mon post précédent (un peu HS par rapport au sujet antérieur).

Bonjour à tous,


Premièrement, j'aimerais réagir et exposer mon point de vue sur le monde estudiantin dont je fais partie.

la première à l'encontre des études ... Les étudiants nantis de leur diplôme - C'est une constante dans la plupart des études - croient qu'ils sont prêts ! Or, ils n'ont absolument aucune pratique ...


Je formule un semblable reproche aux étudiants qui sont certains de pouvoir se lancer SEULS … parce qu’ils ont leur diplôme en poche ou, pis encore, parce qu’ils sont ‘en cours d’études’ !


Personnellement, étant étudiant en haute école, je considère mon futur diplôme comme une "carte d'entrée" à une formation de terrain.
D'un point de vue pratique, je pense que nous sommes bien formés, ou du moins on nous fait manier le minimum légal (déclarations fiscales, déclarations TVA, factures, quelques jurisprudences en matières de conflit entre le contribuable et l'administration fiscale, etc.).

Être prêt, non certainement pas. Mais avoir un minimum de connaissance pour démontrer notre envie d'aller plus loin et nos capacités, ça oui!
C'est d'ailleurs pour ça que je privilégie les études en cours du soir, pour allier théorie et pratique (pour moi, le meilleur enseignement!).

Jojo, par se lancer seuls, vous dites que beaucoup d'étudiants souhaitent déjà acquérir le statut d'indépendant?

Petite remarque et exposé quant à la mentalité actuelle des étudiants.
2 étudiants sur 5 diront : "la comptabilité? C'est un métier en pénurie, c'est juste un moyen pour moi de signer un contrat et d'être payé".

2 étudiants sur 5 diront : "oui, la comptabilité c'est bien. On m'apprend ce qu'on m'apprend, une fois que je sors je trouve un boulot de comptable, mais pas trop de difficulté, je n'ai plus envie d'étudier après avoir eu mon diplôme (CQFD que dans 10, 20, 30 ans aucun recyclage n'aura été effectué)".

Et enfin, OUF, le dernier étudiant prendra les choses autrement, se différenciant tantôt par une "bonne" éducation, tantôt parce que celui-ci n'a pas le "cul dans le beurre" et qu'il voit que dans la vie on n'a rien sans rien. Il est prêt à s'investir, aime le métier, a de l'ambition et se fixe des objectifs.

Je trouve ça incroyablement décevant!
Ce métier est compliqué, comporte de multiples facettes, nous délivre bon nombre de responsabilités, et beaucoup de gens dépendront de nos conseils.

On se trouve en plein milieu d'une société estudiantine fainéante, à la recherche du moindre effort et plus encore, qui ne se rend pas compte des difficultés qu'ils rencontreront.

Du coté des enseignants, c'est vrai que comme Jojo l'a dit, ils sont peu nombreux à insister sur ces difficultés. Mais bon, la profession d'enseignant actuellement est en déclin et trouvez un "bon" professeur n'est pas facile.

Le système des stages - AVIS absolument personnel que je soutiens ! - est presque toujours mal ficelé ....

Comme dit en préambule, les étudiants ont le sentiment de la complexité aussi longtemps que leur portefeuille ne doit pas s’ouvrir !


C'est-à-dire?

Certains ont eu leur diplôme grâce ou à cause d’une mémoire sans faille et non grâce à une capacité de raisonnement !

le ‘professionnel’ est ENCORE et TOUJOURS considéré comme une charge et non comme un investissement !


Tout à fait d'accord!

Quelques personnes dans ma famille sont indépendants et se plaignent des honoraires du comptables ou du fiscaliste.
Mais sans eux ce serait plus compliqué!

les comptables et que les fiscalistes qui devraient être là pour aider l'indépendant face aux difficultés n’ont peut-être pas matériellement le temps ou le désir d'assumer cette mission pédagogique.


Toujours vu de mon coté étudiant, n'est-ce pas une belle facette de ce métier que d'expliquer clairement au contribuable ou au client les risques, les démarches, le travail que vous, professionnels, faites pour lui?

J'ai certainement une vision simpliste et naïve vu mon expérience très proche de 0, mais bon...

L'argent est au centre de tous les débats, et c'est vrai que pas mal de professionnels pensent à vite facturer leurs honoraires.
Il y a les "mauvais" professionnels qui ne pensent qu'à faire défiler rapidement leur client pour pouvoir gonfler leur portefeuille, et qui à la moindre difficulté, question, ou remarque du client commence à soupirer car il aurait pendant ce temps pu réclamer de l'argent ailleurs.

Et d'un autre coté les "bons" professionnels qui gagnent également pas mal d'argent, mais qui s'investissent, prennent le temps, informent à fonds leurs clients et restent disponibles pour ces derniers.

In fine, les comptables/fiscalistes, experts-comptables ou autres ne pensent-ils qu'à leur portefeuille? Car pour moi, c'est une profession à exercer avec patience, travail ET passion.

Maintenant, et comme dans tout, il y a certainement beaucoup plus de mauvais que de bons...

Le système est irrécupérable et on doit s'adapter, faire avec.
Tant que ce pays a à sa tête des ministres de ci et de là à la pelle, on ira vers rien de bon...
Voilà donc. J'ai mis en évidence mes principales questions.

Bonne après-midi

Toutes les réponses

Bonsoir,

Un débat, réflexion ouverte, sur l'enseignement doit être ouvert et neutre.
In fine d'obtenir les améliorations nécessaires à apporter au système et à son évaluation périodique (par an ?)

Le coût des études:
A mon avis, tel que prévu en la Constitution (belge), l'enseignement doit être gratuit.
Ce critère a déjà été malmené par l'abaissement de l'âge de la majorité à 18 ans.
L'attribution de "bourses d'études" semble aléatoire. N'accorde pas l'égailité des chances !

Il y a, à mon avis, trois niveaux:
1/ l'enseignement,
2/ l'apprentissage des choses enseignées,
3/ la maîtrise, stade auquel on se lance seul.
Il est opportun d'étudier "le soir" en "horaire décalé"  et de travailler de jour dans les matières.
On y gagne de passer de 1/ et 2/ directement en 3/.
Se "lancer seul" est donc d'être parvenu au stade de la "maîtrise".

C'étaient déjà quelques réflexions, à suivre...

Cordialement.

Bonjour,

Je confirme pour les bourses d'étude, une année c'est oui, une autre c'est non, alors que la situation familiale et les revenus sont identiques.

Suivre des cours du soir est apparemment la meilleure chose à faire, même si c'est difficile de trouver un rythme travail/études/activités sportives-exrascolaires.

Mais ça permet aussi d'être actif plus tôt et bénéficier de l'expérience du terrain...

Les études devraient être gratuites oui... mais quand on voit déjà que pour la rentrée 2010, les coûts sont près de 2% plus élevés que l'année passée, on est encore loin du compte.
Pour l'étudiant qui suit des cours du jours "loin" de son domicile, le prix des logements ("kots") augmente également encore et encore.

J'aimerais l'avis d'un enseignant expérimenté, quel est l'évolution actuelle et globale des étudiants? (mentalité, capacité, etc).

Il est vrai que le prix de certain minérval sont tous simplement aberrant !

--> 834€ le minerval, 200€ les sylabus de l'année, 8€ photos scolaire, 34€ pour un livre de langue.

Si vous avez un kot, n'ent parlons pas !

Mois je paye une histoire de 256€ (bus) 539€ (Train/Metro).

Il faut encore compter les diverse livres pour facilité l'étude...

Bref, une véritable petite fortune pour un student !

Bonjour,

Jusque ici il est fait état des dépenses personnelles du coût de "l'accès" à l'enseignement et de la délocalisation de l'étudiant.

Quelques idées à méditer:

Je me demande si nos (futures) édiles ne pouvaient concevoir un système de financement de l'enseignement et donc de l'élève partagé comme suit:
- à charge de l'élève: montant fixe style "ticket modérateur" à payer par tous. Montant égal pour tous et unique.
- prise en charge par la Comunauté de l'entièreté du surplus.

Au niveau des résultats scolaires, au moins un double scoring:
- celui de l'élève et (nouveauté)
- celui de l'école.

Chapitre pro:
- des associations professionelles (telle que la CECCB) accueillent gratuitement les étudiants aux séminaires.
- Il y a aussi: les Accounting nights, les Cafés conseils (UCM),
tant d'opportunités offertes afin:
1/ d'augmenter ses connaissances professionnelles,
2/ de rencontrer des pros et donc de se présenter.
Je conseille aux étudiants de prendre le métier choisi en mains dès que possible, dès le start !

D'autres idées à suivre...

Bien cordialement.

Se chercher non pas nécessairement un maître de stage mais un "maître" à penser dans l'esprit du compagnonnage ...
Ce qui ne veut pas dire que le maître de stage ne puisse pas être le maître à penser ...

0 vote actuellement | +1 Répondre

C'est vrai que j'ai toujours dit que j'allais consulter des sites pour voir quels séminaires étaient proposés gratuitement et m'y rendre.

Faudrait que je m'y mette.

C'est difficile pour nous, sur base d'un simple entretien, de déterminer si la personne qui nous accepte comme stagiaire, sera un bon maître de stage ou non.
J'ai envoyé une quinzaine de lettres pour mes stages et j'ai eu 5 ou 6 demandes d'entretien.

J'ai fait mon choix, sur base d'un bon feeling avec le gérant de la fiduciaire, du dynamisme qui y règne, et des tâches qu'il me proposait d'accomplir.

Maintenant, savoir s'il remplira correctement son rôle, je vous dit à dans quelques mois...
J'attends beaucoup de ce stage et j'espère ne pas être déçu.

Account, qu'entendez-vous par scoring de l'élève et de l'école?

Bonsoir,

Mon postulat: relativement au "scoring":

En ce qui concerne l'élève:et l'école:
s'applique comme un "buget": les prévisions par ex. de points, les points réalisés, enfin l'analyse des écarts.
La question: pourquoi les écarts ?
Ces explications ne devraient pas provenir uniquement du "prof" mais aussi de l'encadrement de l'école.
Le but: enrienter et guider l'élève en ce qu'il excelle.
Il faudrait naturellement que les strucures scolaires soient adaptée à ce scoring.
Comment remédier aux lacunes de l'élève ET de l'école ?

Dans cette optique statistique, il convient que l'école soit également "cotée" selon un scoring, aboutissement de celui de l'élève.
On pourrait énoncer sous macro entité afin d'optimaliser les résulats globaux et donc de la'approche micro notation.
Encore dans le but d'optimalisation.

L'articulation des budgets globaux , donc le financement de ce qui est la primauté de toute civilisation, ici l'enseignement,
rencontrerait le but: former du plus nanti au plus démuni (ici j'insiste). Et surtout de monter le plus démuni.

Bref d'accorder à chaque étudiant, de quelque milieu, le maximum de chances pour se révéler en toute quiétude.

L'essai mérite d'être tenté, il 'y a rien à perdre mais tout à gagner. Tous, la collectivité, à le devoir d'y contribuer chacun selon ses possibiltés et avec le soutient des "anciens".

Je reviendrai à cette idée plus tard, au vu de l'heure tardive...

Pour le reste, je partage pleinement l'avis de Jojo quant au compagnonnage.

"Travaillez, prenez de la peine, c'est le fonds qui manque le moins" La Fontaine.

Cordialement.

account a écrit:
Le but: enrienter et guider l'élève en ce qu'il excelle.
Il faudrait naturellement que les strucures scolaires soient adaptée à ce scoring.

L'articulation des budgets globaux , donc le financement de ce qui est la primauté de toute civilisation, ici l'enseignement,
rencontrerait le but: former du plus nanti au plus démuni (ici j'insiste). Et surtout de monter le plus démuni.

Bref d'accorder à chaque étudiant, de quelque milieu, le maximum de chances pour se révéler en toute quiétude.

Pour le reste, je partage pleinement l'avis de Jojo quant au compagnonnage.

Bonjour Account,

Je suis d'accord que chaque établissement scolaire devrait proposer des programmes spécifiques afin d'orienter l'élève dans les matières où il se démarque. Mais pour les écoles il incomberait beaucoup de tâches administratives (je présume), une multitude de programmes à proposer aux élèves en fonction de leurs critères, des plages horaires à mettre en place pour chaque programme et dans ce cas, certainement engager de nouveaux enseignants.

Je prends l'exemple ici, j'étudie en comptabilité "option gestion". Après la 1ère année de cours je me suis rendu compte que la fiscalité m'attirait beaucoup. Alors oui, il faudrait en fonction des résultats de l'étudiant, permettre d'avoir accès à un programme plus spécifique dès la 2ème ou la troisième.

Quant aux plus défavorisés, on tourne toujours autour du même problème, l'Etat n'accorde pas assez de soutien financier et malheureusement tout le monde ne démarre pas avec les mêmes chances.

Le compagnonnage, je vous renvois à ma remarque quant au maître de stage. Pas évident!

Moi je veux juste intervenir sur la remarque de "Ulquiorra"

Je cite en résumé, que vous trouvez, désolant le manque de Compagnonnage..., hors moi, je trouve que nous avons un métier « ou » futur, qui propose justement le compagnonnage avec facilité, peut-être, esse du à votre manque de "culot", si je peu me permettre. Car sur ce site même, des personnes, que je ne citerai pas ! Et qui ont un parcoure professionnel à nous faire rêver, vous aide et propose de discuté, hors du monopole du présent site.

Ensuite, hors du présent site, il vous suffirait de participé juste à l'un ou l'autre séminaire, pour vous faire de connaissance professionnel, qui vont propose presque tous le temps une aide, un soutien, une présence...

Bref, non, je trouve qu'il ne faut pas plus de compagnonnage, mes plus de volontaire, désireux d'apprendre.

Ulquiorra a dit :
C'est difficile pour nous, sur base d'un simple entretien, de déterminer si la personne qui nous accepte comme stagiaire, sera un bon maître de stage ou non.
J'ai envoyé une quinzaine de lettres pour mes stages et j'ai eu 5 ou 6 demandes d'entretien.

J'ai fait mon choix, sur base d'un bon feeling avec le gérant de la fiduciaire, du dynamisme qui y règne, et des tâches qu'il me proposait d'accomplir.

Maintenant, savoir s'il remplira correctement son rôle, je vous dit à dans quelques mois...
J'attends beaucoup de ce stage et j'espère ne pas être déçu.

Bonsoir Tony,

Si vous relisez ce que j'ai écrit, je ne parle pas de manque de compagnonnage!
Je parle que dans le cadre de stages, un simple entretien ne suffit pas à déterminer si notre futur maître de stage sera un "bon" maître ou non!

Je ne veux pas dire forcement qu'il y en a des bons et des mauvais, mais certain assistent plus le stagiaire que d'autres, d'autres contentent de vous dire bonjour le matin et vous dire "sur votre bureau vous avez toutes les pièces justificatives à encoder pour aujourd'hui" (cas vécu par des amis), d'autres proposent de vivre plusieurs expériences comme des contrôles fiscaux, et ainsi se placer non pas seulement dans la peau du comptable, mais dans celle du fisc!

En résumé pour dire que c'est comme jouer à la roulette russe. On ne peut pas savoir au départ de quoi sera fait notre stage.

Bonne soirée

Désolé, si j'ai mal inteprété votre poste, surement aisse du à mon manque de connaissance de la langue Française, et de la difuculté pour moi de comprendre certain texte plus explisité et discontinue.

Encore Sorry !

...